Yannick Butel

Arrouas versus Bourdieu ou la vie mode d’emploi
Critiques, Yannick Butel

Arrouas versus Bourdieu ou la vie mode d’emploi

Par Yannick Butel. Portrait Bourdieu. Théâtre Gilgamesh. Comédie de Caen-CDN de Normandie. Festival d’Avignon Off 2018 – texte et mise en scène de Guillermo Pisani, avec Caroline Arrouas. Portrait Bourdieu (c’est bien au moins de savoir ce qui nous détermine à contribuer à notre propre malheur), mis en scène par Guillermo Pisani et interprété par…

Speed Living… Théâtre et politique I
Critiques, Yannick Butel

Speed Living… Théâtre et politique I

C’est le vendredi 8 juin, à la Friche belle de mai. Il est un peu plus de 20H00 et le metteur en scène Laurent Brethome présente Speed Living de Hanokh Levin. Un travail d’école de fin d’année mené avec les élèves comédiens de l’École régionale d’acteurs de Cannes-Marseille et ceux du Nissan Nativ acting studio de Tel…

L’imparfait, sale temps pour Victor
Critiques, Yannick Butel

L’imparfait, sale temps pour Victor

Chapelle des Pénitents blancs, Olivier Balazuc présentait L’Imparfait. Un spectacle pour enfants interprété par Laurent Joly, Thomas Jubert, Valérie Keruzoré et Martin Sève. Une mise en scène enjouée, un style simple, quelques moments didactiques (on récite les leçons et on donne la valeur des temps de l’indicatif), et qui finit par un chaos salvateur. Quant…

Kalakuta Republik, you always need a poet
Critiques, Yannick Butel

Kalakuta Republik, you always need a poet

Au festival de Marseille, au Mucem, les spectateurs pouvaient découvrir Serge Coulibaly, chorégraphe du Burkina Faso, avec Kalakuta Republik. Un chorégraphe qui, après être passé chez Alain Platel et Sidi Larbi Cherkaoui, trouve sa place dans le cadre du Festival d’Avignon, au Cloître des Célestins. Moment rythmé, sensuel, violent… et politique puisque la chorégraphie rend…

La fille de Mars… et l’ennui (du) mortel
Critiques, Yannick Butel

La fille de Mars… et l’ennui (du) mortel

Proposant La Fille de Mars (titre qui fait suite à sa lecture de Penthésilée de Kleist), Jean-François Matignon se mure dans une mise en scène plate où la voix des interprètes stérilise le rythme… Ou comment La Fille de Mars renvoie le théâtre à des années lumières. « Amour, invincible amour, tu es tout ensemble celui qui s’abat sur nos têtes et…

The Great Tamer, l’ode à se rétamer
Critiques, Yannick Butel

The Great Tamer, l’ode à se rétamer

Théâtre sans paroles de presque deux heures, The Great Tamer du grec Dimitris Papaioannou fait se lever la salle de la Fabrica au terme d’un voyage onirico-magique qui semble investir le champ de la recherche scientifique où la question de l’origine de l’homme serait à l’ordre du jour. Un spectacle conseillé pour les 7 et…

Bestie di Scena, Emma the Best.
Critiques, Yannick Butel

Bestie di Scena, Emma the Best.

Bestie di Scena d’Emma Dante, présenté au Gymnase Aubanel commence presque comme un traité de peinture classique où la main est un cache-sexe pour s’achever presque comme une forme contemporaine où le corps et la peau, soumis au règne des produits manufacturés, sont agis et dérèglés. Récurrents à chacun des épisodes, l’humour, la dérision, l’inquiétude… y…

Grensgeval ou les belles endormies
Critiques, Yannick Butel

Grensgeval ou les belles endormies

Et de deux… après Le Sec et l’Humide, Guy Cassiers reprenait Grensgeval/Borderline. Bien peu de différences entre les deux en définitive, ou pour le dire autrement, pas plus de sens politique dans l’un que dans l’autre pour celui qui y prétend. Au mieux, de belles images endormies… ou rien qui ne peut réveiller les consciences…

Tout Entière : il manque quelque chose !
Critiques, Yannick Butel

Tout Entière : il manque quelque chose !

Tout Entière est une création de Guillaume Poix avec Aurelie Edeline. Un solo où s’entendent plusieurs voix (vivantes et mortes) qui interroge la mémoire (celle que l’on conserve ou que l’on fabrique) à partir de la vie de la photographe Vivian Maier. Joué au Gilgamesh Belleville dans le Festival d’Avignon, si le motif est intéressant, il…

Critiques, Yannick Butel

C’est un beau voyage, c’est une moche Histoire…

Au Cabestan, jusqu’au 30 juillet, Bernard Bloch présente Voyage de Dranreb Cholb ou penser contre soi-même. Un travail précieux d’un peu plus d’une heure où l’Histoire est convoquée. Un spectacle sur la « terre ceinte » dit le programme. Un presque monologue, ponctuée d’échanges qui sonnent comme des pensées que l’on ne pouvait avoir et qui paraissent soudainement……

Critiques, Yannick Butel

Fiesta : Tout le monde n’aura pas été à la noce, mais pas pour les mêmes raisons

Toujours, le public de la cour d’Honneur s’autorise le droit de manifester son désaccord. Fiesta d’Israel Galvan n’échappera donc pas à cette tradition. Mais pour autant que la libre expression est encore garantie dans un pays dont la vie est réglée par l’état d’urgence, on se demande parfois si le désaccord n’est pas l’expression d’une fascisation qui,…

Critiques, Yannick Butel

Les Bonnes, ça déconne encore

Les bonnes de Jean Genet. 1947. De Meiden ou Les Bonnes de Katie Mitchell. 2017. Presque un anniversaire, mais un anniversaire loupé où à Vedène, dans la chaleur d’Avignon, la mise en scène relève de l’anecdotique. Dommage, On gardera en souvenir le Sebald qu’elle avait monté comme une promesse… Ou, mais il fallait y être, avoir entendu parler des Bonnes joué par…

Critiques, Yannick Butel

Fantazio, le goût de la phantasia

Monologue d’un peu plus d’une heure, Fantazio propose à la Manufacture Histoire intime d’elephant Man que Patrice Jouffroy a accompagné. Un Solo ou un Puzzle affolant, vraisemblablement parfois improvisé, joué avec l’énergie d’un désespoir ironique et humoristique. A voir absolument. Le sens règle-t-il l’existence ? La logique didactique suffit-elle à nous assurer qu’il y a une…

Critiques, Yannick Butel

Revue Rouge, au cœur du réel : l’amitié

Avec Revue rouge, titre d’un spectacle qui s’inscrit dans l’histoire d’une couleur et donne ses couleurs à l’Histoire, le metteur en scène Eric Lacascade fait chanter à Nora Krief les chants révolutionnaires d’hier et d’aujourd’hui. Un peu plus d’une heure où l’on peut entendre d’ici et de là, des Amériques du Sud à l’Europe, sur un…

Critiques, Yannick Butel

Work In Regress : le cri !

A quoi pouvait songer Le collectif Plateforme quand il a vu Philippe Martinez prendre place au Théâtre de Bourse du travail CGT ce 13 juillet ? Un instant, on imagine qu’il a pensé, comme Brecht qui rêvait d’avoir pour spectateur Marx, qu’il y aurait au moins un spectateur qui suivrait Work in Regress. Spectacle engagé, documentaire…

Critiques, Yannick Butel

Maleine : la princesse aux cils blancs

Dans ce lieu incroyable qu’est le Cloître des Célestins où platanes et murs historiques intouchables imposent scénographie, dramaturgie et jeu, Pascal Kirsch reprend La Princesse Maleine de Maeterlinck. Un travail d’une attention rare, construit sur le principe d’une esthétique du tableau (classique et baroque) où les écrans figurent le passage où se croisent tantôt les paysages extérieurs,…

Critiques, Yannick Butel

Le Sec et l’Humide : trop tiède !

A Vedene, Guy Cassiers présentait Le Sec et l’Humide, interprété par un comédien qui peine à être autonome dans les voix dont il a la charge. Une mise en scène décevante où le simplisme l’emporte sur un enjeu d’actualité.   Littell exhume Degrelle C’est alors qu’il écrivait Les Bienveillantes que Jonathan Littell rédigeait, en 2008,…

Critiques, Yannick Butel

Die Kabale… Acteurs et théâtre en cavale.

  Sous l’arc du bâtiment prestige du parc des expositions, Franck Castorf, débarque avec la Volkbühne, y compris le totem d’acier qui annonce la possession du territoire avignonnais. Et de dire que la 71ème édition du festival d’Avignon commence vraiment-là, avec Die Kabale, une tripotée d’acteurs de fougue, furieux porte-voix de l’histoire du théâtre, dans…

Critiques, Yannick Butel

Scena madre* scène de qui, de quoi…

  D’inattendus en insolites, c’est l’esprit d’escalier qui structure Scena Madre de la chorégraphe Ambra Senatore du CCN de Nantes. Au Gymnase du Lycée Mistral, le temps de 60 minutes, il est ainsi donné à voir une pièce chorégraphique qui semble n’obéir qu’aux lois de la série et de la cascade où la reprise, le…

Critiques, Yannick Butel

Antigone à l’ombre du Mont Fuji

Du poème de Sophocle Antigone, Satoshi Miyagi fait un coffret sonore et visuel plastiquement, scénographiquement, choralement, presque parfait. « Beau », trop beau et élégant si ces adjectifs servent encore à désigner ce qui se donne au regard sans susciter d’autres dépaysements plus critiques.   D’Antigones… « A propos d’Antigone tout est dit et l’on vient trop tard….

Tentatives de Fougues
Critiques, Yannick Butel

Tentatives de Fougues

Tentatives de fugue (et la joie ?… Que Faire ?) est à regarder, à écouter et à entendre pour l’ambiguïté que promet le titre. Une tentative d’évasion vers un monde meilleur ou un monde agencé autrement. Mais aussi, et simultanément, la tentation de mettre en musique l’Histoire des pères faite d’abandons, de trahisons, d’hésitations… Avec cette première création, au Théâtre Antoine Vitez, la compagnie en Devenir du metteur en scène Malte Schwind reprenait le travail en son territoire La Déviation à l’Estaque. Un premier essai esthétique, poétique, lyrique et politique… loin des modes de production rouillés de la grande diffusion et de l’industrie culturelle. Et si ce travail est perfectible, il relève déjà d’une œuvre de la maturité…

Médée, la postface de Cervantes.
Critiques, Yannick Butel

Médée, la postface de Cervantes.

Sur la scène du Théâtre du Merlan, à Marseille, François Cervantes présentait Face à Médée. Dans une salle comble, ce 19 janvier, les trois comédiennes (Catherine Germain, Hayet Darwich, Anna Carlier) rapportaient une histoire… celle d’une Barbare, d’une Chamane qui hante l’histoire du théâtre et de la conscience collective. Baroque dans l’écriture, humble au plateau, le travail de Cervantes est avant tout une lecture ou une appropriation singulière servie par trois comédiennes.

<i>Soubresaut</i>… et le sursaut du funambule
Critiques, Yannick Butel

Soubresaut… et le sursaut du funambule

Soubresaut est la nouvelle création du Radeau et de François Tanguy. Un univers plastique et textuel soutenu par l’élaboration sonore d’Eric Goudard et les voix/corps de Didier Bardoux, Frode Bjornstad, Laurence Chable, Muriel Hélary, Ida Hertu, Vincent Joly, Karine Pierre, Jean Rochereau et Jean-Pierre Dupuy. Un travail qui, présenté en novembre dernier au TNB lors du festival « Mettre en scène », était repris à la Fonderie, au Mans. 1H30 où viennent, par vague d’Einfall, des bribes de pensée… Façon, à travers Soubresaut de rappeler et de faire vivre la pensée qu’« une solitude intangible est pour l’intellectuel la seule attitude où il puisse encore faire acte de solidarité. », comme l’écrivait Adorno dans Minima Moralia, Réflexions sur la vie Mutilée.

<i>La Dictadura de lo cool</i> : La dictature du son
Critiques, Yannick Butel

La Dictadura de lo cool : La dictature du son

Le goût du procès… le goût du jugement moral, celui aussi de l’emphase, de la démesure… Avec La Dictadura de lo cool, le « metteur en scène » chilien Marco Layera continue de s’initier à la pratique théâtrale. Après le révisionnisme de L’imaginacion del futuro (point de vue stérile sur les dernières heures de Salvador Allende), la nouvelle messe de Layera s’en prend aux Bobos… un peu moins de deux heures pathétiques, tant du point de vue théâtral que du point de vue sémantique.

Baby <i>Babel</i>
Critiques, Yannick Butel

Baby Babel

Avec Babel 7.16, Cherkaoui et Jalet occupent la Cour d’Honneur. Comprenons qu’ils la divertissent, à moins qu’ils ne prennent en otage une partie du public qui se demande, après avoir entendu chez Lupa que le théâtre peut être parfois digestif, s’ils ne vont pas quitter leur siège…

<i>Place des héros</i>…Tableau d’une extinction
Critiques, Yannick Butel

Place des héros…Tableau d’une extinction

Il y a ce monde qui n’est pas le monde. Et nous en sommes les héritiers, mais aussi ceux qui le façonnent, avec la mémoire, avec l’oubli, avec la volonté… Les héritiers de Lupa répondent au mort, répondent du mort. Et les 4 h 15 de Place des héros de Thomas Bernhard, données en lituanien surtitré, ponctuées de charges musicales, harmonieuses et déconstruites de Bogumit Misala sont cruelles parce qu’elles rappellent la condition de l’héritage… une conscience.

<i>Espæce</i>… (en voie de disparition)
Critiques, Yannick Butel

Espæce… (en voie de disparition)

Quel petit vélo a bien pu passer par la tête d’Aurélien Bory quand il a ouvert Espèces d’espaces de Georges Perec, publié chez Galilée ? A quelle angoisse – semblable à celle du gardien de but devant le penalty – ses interprètes ont-ils été soumis une heure durant quand il s’est agi de « faire » ESPÆCE, présenté à l’Opéra Théâtre d’Avignon ?… En livrant ESPÆCE, Aurélien Bory s’engage dans un processus d’écriture théâtrale et chorégraphique, une sorte de phrase plastique où c’est le trait, le mouvement et le son qui sont recueillis, laissant le soin au spectateur d’y greffer un sens… ESPÆCE, comme le titre l’affirme graphiquement, est un jeu d’emboîtements, un lieu de fusion de mondes en métamorphoses.

Alors que j’attendais…
Critiques, Yannick Butel

Alors que j’attendais…

Accueilli à Marseille, le metteur en scène Omar Abusaada a reçu le soutien des Bancs Publics, de février à avril 2016, pour créer à la Criée Alors que j’attendais. Titre emblématique d’une situation syro-libanaise où le mouvement de l’Histoire semble soumis aux variations politiques et aux conflits armés. Un théâtre didactique, un théâtre de témoignages…

<i>20 november</i>… Sébastien le cabossé…
Critiques, Yannick Butel

20 november… Sébastien le cabossé…

Dans un monologue sans relief, sur le plateau de la salle Benoit XII, Sofia Jupither met en scène 20 November de Lars Noren. Un texte qui développe les coulisses de l’ultime moment où un type de 19 ans va se suicider juste après avoir « arrosé » son lycée. Jeu uniforme et plat que le comédien en service commandé pour ce 20 November.

<i>Tigern</i>, et APRÈS
Critiques, Yannick Butel

Tigern, et APRÈS

Prenez un festival international (Avignon) qui s’est fixé pour sa 70ème édition d’interpeller le public sur les enjeux du politique. Sollicitez une metteure en scène suédoise : Sophia Jupither qui, sa biographie le souligne (cf. voir plus bas) n’entretient pas vraiment un rapport à cette injonction festivalière. Ajoutez-y le texte d’une auteure de 33 ans considérée comme « l’enfant terrible » des nouvelles dramaturgies roumaines et, accessoirement, portée par les médias roumains comme l’une des 100 femmes les plus influentes dans la société roumaine d’aujourd’hui (Ce qui n’en fait pas pour autant un penseur du politique, mais plutôt un résultat). Agitez le tout afin que cela devienne assez flou pour que « ce qui ne raconte rien », finisse par éventuellement « raconter autre chose ». Comprenons par-là un truc passe-partout, un machin flou dont on pourra toujours prétendre qu’il est ça, ça, ça, ça, ça, ca, ca, ca, ca… et présentez Tigern, salle Benoit XII, du 13 au 17 juillet.

« Bonjour » <i>Tristesses…</i>
Critiques, Yannick Butel

« Bonjour » Tristesses…

Quand la metteur en scène Anne-Cécile Vandalem expose quelques-uns des traits qui ont servi à construire Tristesses (présenté au Gymnase Aubanel), elle évoque Gilles Deleuze. Notamment quand le philosophe de Vincennes, soucieux des flux et des connexions, parlait, à propos de la tristesse et de la joie, de « lignes ». Une ligne de tristesse (afin d’expliquer cet état) relevait alors de la pression inconfortable d’un corps sur un autre corps. Regardant Tristesses, on regrette que Vandalem n’ait pas pris en compte également « la ligne de sorcière » dont Deleuze dit qu’elle est la perspective de « la pensée ». Tristesses ne soulève pas celle-ci, malheureusement.

Ludwig le simple et ses frères et soeurs…
Critiques, Yannick Butel

Ludwig le simple et ses frères et soeurs…

Loin de reprendre le décorum des Sissi de la jeune Schneider et autres bricolettes du cinéma des années 50-60, sauf à avoir en mémoire le regard triste, illuminé, vorace, inquiet d’Helmut Berger dans le Ludwig ou le crépusucle des dieux, Le Ludwig, un roi sur la lune de Madeleine Louarn, joué par les acteurs de Catalyse (groupe de comédiens handicapés), relève d’une rêverie aux mouvements oniriques où l’adaptation du journal de Louis II de Bavière fait l’objet d’un travail sonore à l’égal de celui de la poésie du même nom…

Trajal’s trajectoire… <i>Caen Amour</i>…
Critiques, Yannick Butel

Trajal’s trajectoire… Caen Amour

Avant le Cloître des Célestins et Caen Amour…. C’était la 5ème édition du projet SKITE et ça se tenait à Caen du 16 août au 12 septembre 2010, à l’initiative conjointe de l’association SKITE (Jean-Marc Adolphe) et l’association Danse Perspective (Michelle Latini), en partenariat avec l’Ecole supérieure d’arts et médias de Caen (ESAM), le Centre Chorégraphique National de Caen / Basse-Normandie, le CARGO, Les Ateliers intermédiaires…. et le soutien de la région Basse-Normandie, de CulturesFrance, de la Ville de Caen. Laboratoire pluridisciplinaire de formation et de recherche artistiques, le SKITE (« un chantier d’utopies » crée en 1992, au Théâtre de la Cité Internationale à Paris comme le rappelait JMA, et une implantation européenne et mondiale) réunissait une cinquantaine d’artistes émergents internationaux (danse, théâtre, arts visuels, musique…) ayant la volonté d’un projet performatif : work in progress, fragments d’expériences, dispositifs hybrides, projets participatifs… C’est là, à Caen – que Trajel Harrell regarde comme une « ville exotique » – que pour la première fois je vis le travail de Trajal Harrell.

Saramago, biographie inutile
Critiques, Yannick Butel

Saramago, biographie inutile

Pour autant qu’une biographie n’explique pas une œuvre, qu’une archive ne réduira jamais l’expérience qui a lieu dans la rencontre avec une œuvre, nous nous autorisons à livrer cet article qui, par certains aspects, renseignera le lecteur sur José Saramago. Notre titre emprunte à Pessoa dont il était un lecteur.

<i>Les Damnés</i>… Impasse noire en demi teinte
Critiques, Yannick Butel

Les Damnés… Impasse noire en demi teinte

Du scénario des Damnés de Visconti, le metteur en scène belge basé aux pays bas Ivo van Hove, qui dirige les comédiens du Français pour l’occasion, ouvre l’histoire du XXème siècle à l’endroit du « Mal Radical » que fut la montée du nationalisme, du nazisme et du fascisme européens. Ce 7 juillet, alors qu’à l’extérieur des murs du Palais des Papes les supporters de l’équipe de France clament leur joie à la défaite de l’Allemagne, à l’interieur de la cour le spectateur muet assiste à la mise en place et à la victoire du Reich, dans une mise en scène qui, bien que multipliant les effets, peine à installer la violence et la brutalité auxquels renvoient les intermèdes sonores et stridents. Au mieux un épisode cathartique… voire, peut-être, le souci d’un « hollandais » qui aurait peint le plateau en orange (couleur nationale) et ferait part du nationalisme qui grimpe dans son pays de résidence, comme ailleurs…

<i>La lucidité</i>… Manque de discernement de Maëlle Poésy
Critiques, Yannick Butel

La lucidité… Manque de discernement de Maëlle Poésy

Avec Ceux qui errent ne se trompent pas, Maëlle Poésy proposait, salle Benoit XII, un travail s’inquiétant de la fragilité des démocraties. Une lecture de La Lucidité de José Saramago qui loin de laisser le spectateur sur sa faim, le prive surtout d’une réflexion efficace sur l’enjeu du « vote blanc » comme d’une proposition esthétique travaillée.


1 2 3 4 6

Je suis obsédé par l’insensé, je suis obsédé par la multiplicité.
Didier-Georges Gabily

Archives
Partenaires