Yannick Butel

<i>La lucidité</i>… Manque de discernement de Maëlle Poésy
Critiques, Yannick Butel

La lucidité… Manque de discernement de Maëlle Poésy

Avec Ceux qui errent ne se trompent pas, Maëlle Poésy proposait, salle Benoit XII, un travail s’inquiétant de la fragilité des démocraties. Une lecture de La Lucidité de José Saramago qui loin de laisser le spectateur sur sa faim, le prive surtout d’une réflexion efficace sur l’enjeu du « vote blanc » comme d’une proposition esthétique travaillée.

<i>Antonio E Cleopatra</i>, Inspire/expire
Critiques, Yannick Butel

Antonio E Cleopatra, Inspire/expire

« Mundo Perfeito » combat les forces du mal depuis 2003, année où il est né dans la cuisine d’un petit appartement à Amadora. Son nom traduit l’ironie d’un regard critique sur le présent, mais aussi l’idéalisme d’un regard optimiste sur l’avenir. Organisée autour du travail artistique de Tiago Rodrigues, qui partage la direction avec Magda Bizarro, la compagnie Mundo Perfeito est reconnue pour sa constante volonté d’innover et de réinventer. Avec Antoine Et Cléopatre, présenté au Festival d’Avignon, salle Benoit XII, passé le premier sentiment de surprise, il peut y avoir un sentiment partagé… quelque chose qui relèverait du compromis.

La résistible ascension de <i>Richard III</i> ou le bal des maudits
Critiques, Yannick Butel

La résistible ascension de Richard III ou le bal des maudits

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D’un Shakespeare à l’autre, d’Hamlet à Richard III, Thomas Ostermeier signe une mise en scène baroque, violente… et drôle, où son ami et complice Lars Eidinger assume le rôle titre d’un bout à l’autre des trois heures. Recourant à une nouvelle traduction de Marius von Mayenburg qui réussit dans ce travail d’écriture à entretenir l’intimité des langues (voir W. Benjamin), Ostermeier a dû couper le texte de Shakespeare ? Rien de bien grave.


Andreas, du livre ou d’être délivré
Critiques, Yannick Butel

Andreas, du livre ou d’être délivré

Dans la cour des Célestins, le metteur en scène Jonathan Chatel présente Andreas dans une scénographie épurée et picturale de Gaspard Pinta. Une création née de la lecture de Le Chemin de Damas d’August Strindberg où les personnages portent des noms dans la parenté, presque, de ceux de lames de Tarot : l’Inconnu, la mère, le mendiant, la Dame, La religieuse… Dans le tumulte d’Avignon, un anachronisme plastique, esthétique, poétique qui privilégie l’intimité… porté par Pauline Acquart, Pierre Baux, Thierry Raynaud et Nathalie Richard.

Critiques, Yannick Butel

Ma femme m’a fait une scène… Pilt

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Présenté comme un théâtre d’avant-garde estonien, Teater N099 présentait Ma femme m’a fait une scène au Gymnase Aubanel. Un peu moins de deux heures où l’on perd un peu son temps à regarder un processus « performatif » qui repose sur l’improvisation rabachée. Avec pour effet de fonctionner comme un rabas joie.

<i>Riquet</i>… Misère Misère Misère
Critiques, Yannick Butel

Riquet… Misère Misère Misère

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C’est en matinée, à la Chapelle des Pénitents blancs que Riquet d’Antoine Herniotte, adaptation libre de Riquet La Houppe de Charles Perrault, est présenté par le metteur en scène Laurent Brethome. Un conte théâtalisé pour les enfants… une petite heure.

Sans Titre… Pas sans Noblesse.
Critiques, Yannick Butel

Sans Titre… Pas sans Noblesse.

Sans Titre de Jean-Pierre Dupuy s’est joué deux fois à Caen, à la Cité/Théâtre, ce vendredi 3 et ce samedi 4 avril. Une façon encore une fois, pour Jean-Pierre Dupuy, de donner une leçon aux jeunes apprentis comédiens d’Actéa. Moins un cours, qu’une envie, un désir exigeant qu’il aura communiqué, comme la première fois… aux sans noms.

Éditos, Yannick Butel

Édito | Janvier 2015

Art : premiers morts en France Depuis le 7 janvier, les artistes peuvent être exécutés pour leurs œuvres. Inlassablement, depuis que l’homme a inventé et imaginé une figure sacrée et qu’il lui a donné le nom de dieu, le monde vit un tourment où, en son nom, inquisitions, guerres, procès, exécutions, meurtres, tortures, terrorisme religieux……

Murgia… <i>Mal être</i> plus que <i>Peur de n’être</i>
Critiques, Yannick Butel

Murgia… Mal être plus que Peur de n’être

Lundi 28 juillet 2014… Retour en Normandie comme à l’habitude, avant de repartir bientôt pour ailleurs… Ai en mémoire le dernier spectacle vu, au Gymnase Aubanel, dans le Festival, le 24 vers 20H00. Le “Notre peur de n’être”… de Fabrice Murgia… “Ai en mémoire” ne veut pas dire qu’il s’agit d’un travail impérissable, mais plutôt que je ne me décide pas à écrire là-dessus… Pourtant, c’est la règle critique… il faudra bien écrire. Au prétexte du journal de ce matin, et peut-être de l’émission d’Arnaud Laporte où Olivier Py se confessait en public le déclic a enfin lieu, alors que je prends mon café, comme d’habitude… il faut aligner quelques remarques, à commencer par celle qui vient spontanément… Fabrice Murgia a réalisé un travail sur le Mal Être… pas tant sur La Peur de n’être… Malaise.

Le grupo Teatro da Vertigem : Entretien avec Antonio Araujo
Critiques, Yannick Butel

Le grupo Teatro da Vertigem : Entretien avec Antonio Araujo

Courant 2015 sortira aux Presses universitaires de Provence, une étude sur le théâtre brésilien à Sao Paolo, sous la direction de Silvia Fernandez et Yannick Butel. L’extrait proposé est l’un des entretiens réalisés à l’occasion de cette étude critique. Le grupo Teatro da Vertigem…. Antonio Araujo Entretien réalisé et et traduit par Jean-Jacques Mutin Avignon,…

NON MERCI…
Éditos, Yannick Butel

NON MERCI…

Petit hommage à Denis Slakta qui, des années durant, écrivit la rubrique “La vie du langage” chaque dernier vendredi, dans Le Monde, avant que la maladie n’interdise à ce linguiste rare cette gymnastique cérébrale et spirituelle. Non Merci Est l’une des banderoles – que le festivalier peut croiser – au frontispice des salles participant à…

Passim : les réderies du Radeau
Critiques, Yannick Butel

Passim : les réderies du Radeau

C’était en novembre 1998 et François Tanguy revenait sur son lien à la pratique de son art, sur Le Chant du Bouc alors qu’il présentait Orphéon Bataille-Suite lyrique au campement-Ferme du Haut-Bois Saint Jacques de la Lande. Je cite : “L’état de veille […] pendant deux heures, nous sommes dans ce flottement de la perception…

Critiques, Yannick Butel

La barque le soir … ombres marines

Repris au 104, après avoir été présenté à l’Odéon-Théâtre de l’Europe/ateliers Berthiers, “La Barque le soir” de Claude Régy fait ré-entendre “Voguer parmi les miroirs”. Un extrait du roman de Tarjei Vesaas La barque le soir où l’ombre marine qu’est Yann Boudaud donne à entendre un monde de frontières. Celui où “il peut y avoir…

Critiques, Yannick Butel

Dans la Solitude des camps aux roses

Jusqu’au 19 octobre, au Théâtre Liberté de Toulon, Charles Berling présente Dreck (ordure en allemand). Un texte qui fait violence, écrit par Robert Schneider, où Alain Fromager campe le personnage de Sad : un clandestin. Une “reprise” (la création a eu lieu en 1997, au TNS de Strasbourg) que le metteur en scène Charles Berling…

Critiques, Yannick Butel

We are the town

Au prétexte du Lear de Shakespeare, Ludovic Lagarde fait jouer Lear is in town… carrière Boulbon. Pièce qui commence par un coup de semonce… Coup de feu perçu par ma voisine qui tréssaille… Quand il semble que cela puisse être aussi un déchirement du silence. Juste un déchirement qui marquerait le commencement d’un Big Bang……

Critiques, Yannick Butel

Swamp… gloups, pas du fan club

Il y a près de dix ans, Philippe Quesne et son Vivarium Studio signaient La Démangeaison des ailes. Une création qui marquait également un processus de travail où le groupe est celui qui écrit les spectacles. Dix ans plus tard, regardant Swamp Club, à Vedène, on pourrait s’interroger sur le tarissement des auteurs, ou disons…

Critiques, Yannick Butel

Partita 2 : par Beyer, Keersmaecker et Charmatz

Dans la cour d’Honneur, et jusqu’au 26 juillet, Boris Charmatz, Anne Teresa de Keersmaecker et Amandine Beyer interprètent Partita 2. Une séquence qui invite au recueillement et à l’écoute. Regarder une fois, rien qu’une fois Danser… Prendre le risque de se déporter du mouvement qui règle le quotidien et s’aventurer dans le monde des gestes…


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Je suis obsédé par l’insensé, je suis obsédé par la multiplicité.
Didier-Georges Gabily

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