10 juillet,
10h00,
Nous arrivons à Avignon quelques heures avant nos jeunes camarades critiques. Nous venons de passer deux jours à penser et imaginer notre atelier critique. Nous ne connaissons pas ceux avec qui nous allons fabriquer cet espace critique, ni dans quel cadre, ils s’inscrivent. Nous savons que c’est un partenariat entre la région de Basse-Normandie, des établissements scolaires, culturels ou sociaux et les CÉMÉA1. Nous sommes dans la rue principale d’Avignon ou s’affichent commerces et spectacles dans l’effervescence du début de ce 63e festival. Nous sommes accueillis par le soleil et le mistral. C’est justement à l’école du petit mistral que nous allons rencontrer l’équipe des CÉMÉA qui encadre les jeunes bas-normands. C’est aussi dans cet espace à deux pas de l’agitation festivalière que nous prendrons nos quartiers dans une école maternelle d’une sérénité et d’un calme propice à la réflexion et à la discussion. Dans une cour, encadrée par trois bâtiments où se trouvent les classes, la cantine et un préau pour quatrième mur. L’équipe encadrante des CÉMÉA nous accueille, Annie, Éric, Stéphanie, Emeline, Pauline, Karine, Guillem, Pascale. Ils finalisent leur préparatif d’accueil. Les groupes qui arrivent de Basse-Normandie sont les premiers de cette édition. Tout le monde a l’air heureux de débuter et en même temps un peu tendu parce que des paramètres modifient les habitudes. En effet, la région Basse-Normandie est la seule région a mixé les participants, à savoir, mettre en relation des lycéens et des personnes en situation de handicap comme on dit. Notre atelier critique qui s’ajoute à leurs ateliers. Nous discutons un peu pour savoir comment l’équipe des CÉMÉA a prévu ce séjour. Nous sommes conscients que l’organisation pour cinq jours est complexe. Nous décidons que nous ferons notre atelier critique dans les interstices, les espaces non investis par l’organisation des CÉMÉA. Les ateliers critiques auront lieu tous les après-midi de 14 à 16 heures.