Où en est-on, en ce début de siècle, de l'écriture dramatique française ? Ces trois derniers termes conviennent-ils du reste toujours ? Ecrit-on encore, pour et avant la scène, des textes dramatiques publiés, lisibles et lus comme de la littérature ? Ces textes sont-ils encore dramatiques ou bien déjà « postdramatiques », radicalement différents de ceux qui les ont précédés ? Faut-il distinguer une production française, ou francophone, de celle d'autres langues, particulièrement quand les pièces sont surtitrées dans « notre » langue ? Autant de questions de principe qui se poseraient d'entrée à un observateur innocent et naïf venu à Avignon pour se faire une idée de l'état actuel de l'écriture et de sa mise en scène, voire pour « prendre le pouls du monde ».