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C’est la Phèdre! Critique

Première critique de Jean-Loup Dieuzayde, lycéen à Marseille, qui nous confie le soin de relayer son enthousiasme. Critique en herbe, comme l’insensé les aime, parce que « l’herbe pousse au milieu des choses » comme disait Deleuze. Lui a vu ce travail où un classique s’invite dans notre modernité ou postmodernité… Question de regard réorienté histoire de faire entendre l’histoire. Merci à Jean-Loup de nous livrer son petit « texticule »…

 

Le spectacle C’est la Phèdre a eu lieu au Théâtre Antoine Vitez le mercredi 15 mars.

C’est un théâtre situé au sein de l’université d’Aix-Marseille, à Aix-en-Provence. Il a été joué et mis en scène par la compagnie « Les Bourlingueurs ». Les acteurs et le metteur en scène sont tous des jeunes diplômés du Conservatoire National d’Art Dramatique. Avec : Théo Chédeville, Clément Cliquet (batterie), Maïa Foucault, Lucie Grunstein, Grégoire Letouvet (piano, guitare, voix), Sipan Mouradian, Isis Ravel, Loris Verrecchia

« C’est la Phèdre » est un jeu de mot entre « la Phèdre » et « la fête ». Pendant le bord plateau qui a suivi le spectacle, le metteur en scène Jean Joudé a expliqué qu’il avait choisi ce titre car pour lui le moment où le caractère des gens ressort le plus est lors des fêtes.

Phèdre est un texte mis en scène par plusieurs grands auteurs comme Racine mais il a été écrit par Sénèque qui lui même s’est inspiré du mythe Grec.

Tout d’abord, cette pièce de théâtre était très drôle malgré son texte et son sujet très fort. En effet de nombreux passages ayant toujours été mis en scène de façon tragique furent comiques, de par le jeu d’acteur et les effets de la mise en scène.

Par exemple, lorsque Hippolyte repousse Phèdre, celle-ci mime de se suicider à plusieurs reprises pendant que le reste des acteurs continuent la pièce.

Ensuite le spectacle était accompagné d’un groupe de musiciens de rock. Notamment, quand le messager raconte la mort d’Hippolyte, l’acteur dessine des gestes amples pendant que le régisseur fait lentement bouger les faisceaux sur son corps. La musique était au début douce et calme puis l’acteur commença à parler plus fort, alors la musique monta simultanément. Ce moment fut à mes yeux si beau que j’eus des frissons.

19 avril 2019

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Je suis obsédé par l’insensé, je suis obsédé par la multiplicité.
Didier-Georges Gabily

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