Critiques, Yannick Butel

Université d’été – Mémoire du corps et transmission en post-colonie, Chapelle du Verbe Incarné

Chapelle du Verbe Incarné, Université d’été du Sefea organisée, entre autres par Sylvie Chalaye et Pénélope Dechaufour. Par Yannick Butel

Dans le tumulte avignonnais, universitaires, artistes, auteurs prennent le temps du dialogue et de l’écoute à La Chapelle du Verbe Incarné. Lieu de réflexions et d’échanges.

Avec Mémoire du corps et transmission en post-colonie l’Université d’été du SefeA interroge la création contemporaine en étudiant en particulier la question du corps scénique et du corps diasporique dans des dramaturgies travaillées par la question de la mémoire et du territoire.

Ponctuée par différents épisodes, salle Édouard Glissant ou dans l’espace de la Petite Chapelle, l’assemblée réunie autour des universitaires Sylvie Chalaye (Paris 3) et Pénélope Dechaufour (universitaire, membre associé à Paris 3), a pu dialoguer avec Alice Carré, Margaux Eskenazi, Daniely Francisque, Josiane Antourel et Yna Boulangé, Charlotte Laure, Rosana Correia autour de divers spectacles qui convoquent l’histoire coloniale et les traces physiques qu’elle a laissées dans les mémoires. Entre autres moments forts, la lecture de Grizzly de Gaël Octavia.

En après-midi, Axel Arthéron a livré une conférence d’importance sur « Mémoire des théâtres de la Caraïbe ». Séquence suivie par la lecture d’extraits d’Oroonoko d’après Aphra Ben par Aline César. Un débat a ensuite été consacré au « Théâtre contemporain et mémoire du marronnage » avec Gustave Akakpo, Maria da Gloria Magalhaes dos Reis, Aline César, Sylvie Chalaye, Pénélope Dechaufour, animée par Rosana Correia.

Ce temps fort consacré à l’écriture, à la place de l’auteur et au théâtre contemporain s’est achevé en fin de journée par la lecture du Patron d’Alfred Alexandre.

A lire entre autres :

Sylvie Chalaye,  » Quelle diversité culturelle sur les scènes contemporaines européennes », numéro 133 d’Alternatives théâtrales, novembre 2017. Et du même auteur, l’ouvrage collectif qu’elle a dirigé, Nouvelles dramaturgies d’Afrique noire francophone, préface de Caya Makhélé, PUR, 2004. Lire encore Sylvie Chalaye, Corps Marron. Les poétiques de marronnage des dramaturgies afro-contemporaines, éd. Passages, 2018. Ainsi que l’ouvrage  Afropéa, un territoire culturel à inventer, dirigé par Pénélope Dechaufour aux éditions l’Harmattan.

22 juillet 2019

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Je suis obsédé par l’insensé, je suis obsédé par la multiplicité.
Didier-Georges Gabily

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