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Critiques – Page 10 – L'!NSENSÉ
Bienvenue sur la nouvelle scène de l'!NSENSÉ
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4 mars 2018 - CR!T!QUE

Partager Le Chagrin d’Hölderlin

Jérémie Majorel

Juste le temps d’esquisser un duo de solitudes sans l’imposer ni l’installer, cette petite forme d’une heure et quart nous emporte au lointain comme peu de « grands » spectacles. Si elle donne plus que jamais le désir de passer de longues nuits à lire son œuvre, Chantal Morel ne demande pas même de connaître le nom du poète allemand pour qu’on soit effleuré par sa proposition, sentir le tact si rare, délicat et subtil qui s’épanouit dans le jeu d’Élisa Bernard...

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28 février 2018 - CR!T!QUE

Nommer les ennemis, dresser une barricade : Maguy Marin

Jérémie Majorel

La dernière création de Maguy Marin ne suscite pas l’émotion de May B, ne retrouve pas la sobriété de Singspiele ni ne délivre l’euphorie de BiT mais elle en constitue la somme. C’est la force et la faiblesse de cette œuvre de transition que de se retourner vers ses propres traces pour mieux en frayer de nouvelles. Deux mille dix sept ne trouve et n’épouse sa forme que vers la deuxième moitié des une heure et demie de sa durée, au moment où les danseurs vêtus...

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4 février 2018 - CR!T!QUE

Lange de la démocratie : Castellucci

Jérémie Majorel

Democracy in America balaie tous les clichés qui traînent sur le metteur en scène italien : théâtre d’images, spectaculaire, hypnotique… C’est au contraire l’accouchement douloureux d’une langue démocratique. Au moins depuis Avignon 2005, le travail de Castellucci est souvent réduit à un « théâtre d’images ». Certes, Democracy in America produit des images d’une puissance plastique impressionnante. Comme souvent, la dernière partie fait défiler une succession de tableaux vivants à travers un quatrième mur revisité, le tout dans une déflagration sonore de Scott Gibbons. Des réminiscences...

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19 janvier 2018 - CR!T!QUE

La quatrième dimension : Volodine & Joris Mathieu

Jérémie Majorel

« La grammaire, l’aride grammaire elle-même, devient quelque chose comme une sorcellerie évocatoire ; les mots ressuscitent revêtus de chair et d’os, le substantif, dans sa majesté substantielle, l’adjectif, vêtement transparent qui l’habille et le colore comme un glacis, et le verbe, ange du mouvement, qui donne le branle à la phrase. » (Baudelaire) On n’enferme pas le multivers d’Antoine Volodine, alias Elli Kronauer, alias Manuela Draeger, alias Lutz Bassmann, inventeur et promoteur du « post-exotisme », dans une boîte. Aussi Joris Mathieu, qui côtoie...

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17 janvier 2018 - CR!T!QUE

Politique des taupes ? La « caveland » de Philippe Quesne

Jérémie Majorel

Après la taupe marxiste et kafkaïenne, les taupes de Quesne ? Une taupe est censée creuser un trou à la surface, de temps en temps, jusqu’à parfois ravager jardins et autres cultures… Les taupes de Quesne ont un peu trop tendance à se complaire dans leur petit théâtre souterrain, menant un travail de sape somme toute inoffensif, jusqu’à emporter la mise à la toute fin. La taupe est un animal politique chez Marx : « Aux signes qui mettent en émoi la bourgeoisie,...

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16 novembre 2017 - CR!T!QUE

Bruno Meyssat, l’arpenteur des solitudes

Jérémie Majorel

« Seuls ensemble tant partagèrent. » (Beckett, Impromptu d’Ohio) La recherche de Bruno Meyssat, soutenue à ses débuts par la MC2 Grenoble, mêle rigoureusement enquête documentaire, imprégnation de ses acteurs in situ et collecte d’objets ayant survécu aux naufrages : écoulements pétroliers sur les littoraux, crise des subprimes aux États-Unis, conséquences sociales du traitement européen de la dette grecque… pour prendre l’exemple des derniers spectacles. Ils se donnent comme des rituels étranges dont on a perdu la clef et produisent en même temps des effets hypnotiques. Le nom...

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10 novembre 2017 - CR!T!QUE

Réplique : un silence bruyant

Evelise Mendes

Lors d’une fraîche soirée de novembre 2016, le 6 exactement, s’est tenue à La Criée, Théâtre National surplombant le Vieux Port de Marseille, la deuxième soirée d’un colloque international de trois jours pendant lequel plusieurs intervenants, universitaires et artistes, se sont donnés, corps, âmes et voix, à l’exposition de leur point de vue sur la critique comme art de la rencontre. Et c’est une rencontre tout à fait singulière que le public fait ce soir-là avec la performance, créée par...

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29 octobre 2017 - CR!T!QUE

Langhoff ne démissionne pas

Jérémie Majorel

Trois émissaires de la République de 1792 doivent susciter un soulèvement d’esclaves en Jamaïque, alors sous le joug de la Monarchie anglaise. Galloudec se fait passer pour un paysan de Bretagne haïssant 89, Sasportas, pour un esclave fuyant la révolution noire d’Haïti afin de rester esclave, Debuisson, pour un fils de propriétaires esclavagistes. Les masques vont leur coller à la peau, ou tomber. Entre-temps, Bonaparte prend le pouvoir. Faut-il continuer la mission ? La pièce de Müller, publié en 1979, débute...

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1 octobre 2017 - CR!T!QUE

Lame de fond : East Shadow de Jiří Kylián

Jérémie Majorel

D’une commande de la Triennale de Nagoya en 2012 autour de l’œuvre de Beckett et de la catastrophe de Fukushima était né ce spectacle de danse de 45 minutes : « to and fro in shadow from inner to outer shadow / from impenetrable self to impenetrable unself by way of neither / as between two lit refuges whose doors once neared gently close, once away turned from gently part again / beckoned back and forth and turned away / heedless of...

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31 juillet 2017 - CR!T!QUE

Le cri de Castorf, l’écho de Zé Celso Corrêa

Jérémie Majorel

« Ceci n’est pas une pipe. Ni une critique »… Ni un épanchement. C’est juste la description de la profusion des sentiments, parfois contradictoires, d’une « spectatrice » de Die Kabale. Parce que le spectacle était assez violent, viscéral, voire brutal au cours des presque six heures de représentation. Parce que les sièges n’étaient pas confortables pour cette longueur de temps. Parce que Castorf se foutait de la présence de « nous », Le respectable public. Parce que la manière viscérale de jouer des comédiens, la plupart du temps,...

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28 juillet 2017 - CR!T!QUE

Armand Gatti | ceci n’est pas un hommage

Arnaud Maïsetti

Force est de constater que le festival d’Avignon, à l’occasion de sa 71ème édition, n’a pas trouvé le temps – sans doute est-ce la raison… – d’honorer la mémoire d’Armand Gatti, disparu le 6 avril dernier à 93 ans. Ici, un long entretien pour lui donner la parole, lui qui la voulait errante, c’est-à-dire, vive, et secouée.  <center><script type= »text/javascript » src= »http://entretiens.ina.fr/exporter/Scenes/Gatti/ »></script></center>...

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26 juillet 2017 - CR!T!QUE

Tout Entière, de l’ombre à la flamboyance

Valentin Marie

article proposé par Valentin Marie Guillaume Poix signe l’écriture et la mise en scène de Tout Entière – Vivian Maier, qui êtes-vous ?, commande du théâtre du Préau, Centre Dramatique National de Vire en Normandie, pour la saison 2016-2017. Aurélie Édline, comédienne permanente du Préau, porte ce texte sur scène. Né d’un désir commun, les deux artistes ont décidé d’explorer les méandres qui entourent Vivian Maier, gouvernante de New York et de Chicago né en 1926, qui a laissé après...

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26 juillet 2017 - CR!T!QUE

Face à la mer, devant soi l’exil du Moi

Yannick Butel

Dire ce qui n’est pas nommable, approcher les états intérieurs, se regarder et donner à se voir… dans Face à la mer pour que les larmes deviennent un éclat de rire, Radouhanne El Meddeb esquisse au Cloître des Carmes un chant chorégraphique et lyrique où ce qui est en jeu semble reposer sur la tentative de mettre en commun un ressenti. Retour ligne automatique © Christophe Raynaud de Lage De l’exil, nombreux sont les récits qui disent le périple, la...

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26 juillet 2017 - CR!T!QUE

Interview avec Aurélie Édeline, comédienne de Tout Entière.

Antonin Ménard

Aurélie Édeline, comédienne permanente du Préau, Centre Dramatique Nationale de Vire, joue dans la pièce Tout Entière écrite par l’auteur Guillaume Poix. Dans cette interview, nous revenons sur l’origine de ce « seule-en-scène » et sur le spectacle en lui-même. Retour ligne automatique @Ouest France Valentin Marie : Dans quelle cadre ce spectacle a-t-il été créé ?Retour ligne automatique Aurélie Édeline : Pauline et Vincent m’ont proposé de travailler, d’imaginer un monologue. C’était un peu abyssal pour moi car je...

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25 juillet 2017 - CR!T!QUE

J’ai vraiment bien fait !

Antonin Ménard

article proposé par Gaëlle Hamard J’ai bien fait, un texte et une mise en scène de Pauline Sales, avec Hélène Viviès (Valentine), Anthony Poupard (Paul), Olivia Châtain (Manhattan) et Gauthier Baillot (Sven) se jouant actuellement (sauf mardi) à 17h30 au 11 Gilgamesh Belleville, boulevard Raspail à Avignon Off Le Théâtre du Préau, tout nouveau CDN de Normandie – Vire présente à Avignon deux créations de la saison 2016-2017 sur la thématique : On fait le point ! J’ai bien fait...

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25 juillet 2017 - CR!T!QUE

L’imparfait, sale temps pour Victor

Yannick Butel

Chapelle des Pénitents blancs, Olivier Balazuc présentait L’Imparfait. Un spectacle pour enfants interprété par Laurent Joly, Thomas Jubert, Valérie Keruzoré et Martin Sève. Une mise en scène enjouée, un style simple, quelques moments didactiques (on récite les leçons et on donne la valeur des temps de l’indicatif), et qui finit par un chaos salvateur. Quant à en faire un travail critique sur l’envahissement de la machine, la menace que fait planer la technique, une étude sur l’influence déterminante qu’exerce les...

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25 juillet 2017 - CR!T!QUE

Kalakuta Republik, you always need a poet

Yannick Butel

Au festival de Marseille, au Mucem, les spectateurs pouvaient découvrir Serge Coulibaly, chorégraphe du Burkina Faso, avec Kalakuta Republik. Un chorégraphe qui, après être passé chez Alain Platel et Sidi Larbi Cherkaoui, trouve sa place dans le cadre du Festival d’Avignon, au Cloître des Célestins. Moment rythmé, sensuel, violent… et politique puisque la chorégraphie rend hommage à Fela Kuti. Visible sur la scène européenne tout au long de l’année 2017-2018. VOIR EN LIGNE : Afro Beat Music Retour ligne automatique...

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25 juillet 2017 - CR!T!QUE

Die Kabale…ça cavale dans tous les coins.

Yannick Butel

Die Kabale der Scheinheiligen, Das leben des Herrn de Molière d’après Le Roman de Monsieur Molière de Mikhaïl Boulgakov. Festival d’Avignon, Parc des expositions. Mise en scène Franck Castorf Sous l’arc du bâtiment prestige du parc des expositions, Franck Castorf, débarque avec la Volkbühne, y compris le totem d’acier qui annonce la possession du territoire avignonnais. Et de dire que la 71ème édition du festival d’Avignon commence vraiment-là, avec Die Kabale, une tripotée d’acteurs de fougue, furieux porte-voix de l’histoire...

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24 juillet 2017 - CR!T!QUE

Les Grands à hauteur d’enfance

Arnaud Maïsetti

Il y a des spectacles qui sont de purs ravages, des forces qui emportent et sidèrent, renouvellent le monde et le font basculer intérieurement. Et puis il y en a d’autres qui sans fracas posent sur nous et la fragilité de la vie un regard humble, dont l’humilité tient aussi à la précision, à sa justesse. Humilité qui n’est pas sans profondeur ni complexité. Quand il s’agit d’affronter l’enfance, le risque est grand de le réduire sous le regard d’adulte à...

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24 juillet 2017 - CR!T!QUE

La fille de Mars… et l’ennui (du) mortel

Yannick Butel

Proposant La Fille de Mars (titre qui fait suite à sa lecture de Penthésilée de Kleist), Jean-François Matignon se mure dans une mise en scène plate où la voix des interprètes stérilise le rythme… Ou comment La Fille de Mars renvoie le théâtre à des années lumières. « Amour, invincible amour, tu es tout ensemble celui qui s’abat sur nos têtes et celui qui veille, toujours à l’affût, sur le frais visage de nos jeunes filles… qui si tu touches aussitôt délire ». Non, ce n’est pas Penthélisée...

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24 juillet 2017 - CR!T!QUE

Le rire facile et stéréotypé à propos du « grandir »…

Evelise Mendes

  Le « grandir » et « vieillir » mériterait un regard plus sensible, plus attentif… La but de Les Grands est demettre en scène le conflit de trois générations afin de révéler leurs différents enjeux et points de vue. À travers un dispositif scénographique qui encadre un jeu de scène plutôt narratif, les trois adultes (la quarantaine) sont accompagnés, chacun, d’une version « enfant » et « adolescent ». Ainsi chaque trio adulte-adolescent-enfant porte des costumes et des coiffures...