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Critiques – Page 12 – L'!NSENSÉ
Bienvenue sur la nouvelle scène de l'!NSENSÉ
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19 juillet 2017 - CR!T!QUE

Gabriel Dufay et les spectres vifs de Desnos

Arnaud Maïsetti

La vie et l’œuvre de Desnos semblent se briser l’une sur l’autre. À la vie revient la part d’échec, de douleurs, de ruptures successives – avec Breton en 1929, avec la littérature en raison de la guerre et l’engagement dans la Résistance, avec l’amour et ses liens tranchées, avec l’existence, achevée cruellement dans le Camp de Terezin en 1945 –, mais à l’œuvre, la part lumineuse et incandescente, qui traque où qu’elle le peut les forces vives, les beautés, ce...

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19 juillet 2017 - CR!T!QUE

La mise en question d’un « théâtre pour le jeune public » chez Tristesse

Evelise Mendes

Il s’agit d’un travail d’équipe très sensible, créatif, bien articulé… Une belle proposition qui vient remplir ce « trou noir » appelée « théâtre pour le jeune public » (toujours à la frontière entre le thêatre pour les enfants et le théâtre pour les adultes)… La pièce tourne autour de Girafe, une petite fille de 9 ans qui vient de perdre sa mère. En plus, du fait que son père est un artiste au chômage, leur situation financière devient plus compliquée. Accompagnée de son...

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18 juillet 2017 - CR!T!QUE

Ce sont que des mythes bordel !

Chloé Larmet

L’acteur et metteur en scène Bernard Bloch propose un voyage dans les fils entremêlés de l’archipel imaginaire de Palestine en adaptant pour le théâtre son récit Dix jours en terre ceinte. Un récit où domine la pudeur d’une parole inquiète qui fait entendre des interrogations dépassant le seul cadre biographique. Sur le petit plateau du théâtre du Cabestan, devant une trentaine de spectateurs : une petite table à cour, avec un ordinateur et du matériel de mixage – lieu du son ; une...

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18 juillet 2017 - CR!T!QUE

Un couteau dans la plaie

Jérémie Majorel

Quelle gageure ! Un jeune metteur en scène et sa compagnie tentent de greffer une veine horrifique, habituellement cantonnée dans les fêtes foraines, au corps d’une esthétique recherchée et d’une fable kafkaïenne. Prodige, la créature tient debout et vaut le coup d’oeil… Dès l’installation du public dans une patinoire muée en salle de représentation et dès les premiers moments du spectacle, l’ambiance peut rappeler certaines pièces de Joël Pommerat (La Réunification des deux Corées par exemple) : deux gradins qui se font face...

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18 juillet 2017 - CR!T!QUE

20 Novembre : pas plus de syndrome de Stockholm que de Lima pour la mise en scène de Lena Paugam

Yannick Butel

À partir des pages du journal intime de Sebastian Bosse, 18 ans, coureur de Amok allemand (ou presque) qui aura blessé 37 personnes de son ancien collège à Emsdetten, en 2006, Lars Norén a écrit Förgänglighet. Un monologue construit sur un fait divers traduit par 20 novembre en français. C’est ce texte que Lena Paugam met en scène à l’Ecole supérieure d’Arts d’Avignon, dans un dispositif participatif où Mathurin Voltz « rejoue » la prise d’otage et son suicide, sur une composition...

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18 juillet 2017 - CR!T!QUE

Elle a du chien !

Jérémie Majorel

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18 juillet 2017 - CR!T!QUE

Maeterlinck inouï, ou l’impossible Princesse Maleine de Pascal Kirsch

Arnaud Maïsetti

Maeterlinck est-il possible aujourd’hui ? Et avec son théâtre, le monde qu’il soulève, les forces souterraines, l’invisible des puissances qui laminent ? Pascal Kirsch ose le scrupule et choisit de suivre l’écriture jusque dans ses folies inouïes : désirant tout livrer du texte et tout faire entendre — des moindres spasmes, des « oh », des « ah », des piétinements, des cris et des soupirs —, il rend alors le texte à sa surface de pure beauté, de brutalité donc. Que reste-t-il cependant de Maeterlinck sans les profondeurs,...

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17 juillet 2017 - CR!T!QUE

Je te Sopro shshshshshaaaalinguapoética

Evelise Mendes

…boniteza, leveza, fluidez… (SMS envoyé à une amie : Je t’écris juste pour te dire que je viens de voir Sopro… C’est beau, c’est poétique, c’est simple, c’est des langues portugaises, c’est une ode à la mer, au mouvement de la vie, aux vents de Pessoa, à la musicalité du quotidien… En plus, les mouvements phonétiques comme « shshshsh » et « ãããão » m’appartiennent de telle façon que je me rends compte de la puissance produite dans mon corps quand j’entends les sons pas articulés...

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17 juillet 2017 - CR!T!QUE

Les Bonnes, ça déconne encore

Yannick Butel

Les bonnes de Jean Genet. 1947. De Meiden ou Les Bonnes de Katie Mitchell. 2017. Presque un anniversaire, mais un anniversaire loupé où à Vedène, dans la chaleur d’Avignon, la mise en scène relève de l’anecdotique. Dommage, On gardera en souvenir le Sebald qu’elle avait monté comme une promesse… Ou, mais il fallait y être, avoir entendu parler des Bonnes joué par Jean-Marie Fin, Viviane Jean et Jean-Pierre Dupuy (notre président de l’Insensé)… C’était dans la périphérie de 1965. Comment jouer Les Bonnes Préface de Jean Genet (1963)...

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17 juillet 2017 - CR!T!QUE

Le soufflé retombe : Sopro de Tiago Rodrigues

Antonin Ménard

Énorme déception que de ressusciter le métier de souffleur pour mieux l’enterrer de nouveau en première classe, sans rien souffler ni imploser du théâtre habituel, et de mettre la langue portugaise au service d’un consensus culturel et vaguement spirituel, toute étrangeté acclimatée. Le metteur en scène portugais offre le cloître des carmes à Cristina Vidal, souffleuse du Teatro Nacional (Lisbonne) depuis 1978, qui joue donc ici son propre rôle. Mais Rodrigues en fait le témoin d’une « dystopie » [1] – une utopie qui...

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17 juillet 2017 - CR!T!QUE

Très bien

Malte Schwind

Katie Mitchell met en scène Les Bonnes de Genet du 16 au 21 juillet. Trois points. Les Bonnes de Genet se jouent dans un décors naturaliste. 100 % naturaliste. Un appartement d’une riche dame, ou, ici, travelo ce qui se veut peut-être une sorte de critique du paternalisme, là où les monsieur et madames, les maîtres, ceux qui exploitent et battent les autres êtres humains, ceux qui ont le pouvoir d’aliéner les autres, sont toujours des mecs. En tout cas, c’est ce que Katie...

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16 juillet 2017 - CR!T!QUE

Fantazio, le goût de la phantasia

Yannick Butel

Monologue d’un peu plus d’une heure, Fantazio propose à la Manufacture Histoire intime d’elephant Man que Patrice Jouffroy a accompagné. Un Solo ou un Puzzle affolant, vraisemblablement parfois improvisé, joué avec l’énergie d’un désespoir ironique et humoristique. A voir absolument. Le sens règle-t-il l’existence ? La logique didactique suffit-elle à nous assurer qu’il y a une connexion entre ce qui est singulièrement ressenti et ce qui est collectivement imposé ? Comment s’assurer que ce qui vaut a priori pour tous vaut également...

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16 juillet 2017 - CR!T!QUE

De la carapace des héros

Malte Schwind

Yvan-Joel Collin monte Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès avec les élèves du Conservatoire national supérieur d’art dramatique – Paris. C’est l’une des quatre créations avec cette école au Festival d’Avignon. On aurait espérer que les écoles nationales participent à former autre chose que des héros. On voudrait qu’ils ne participent pas à la production d’« habits trempés de sang ». On voudrait qu’ils fassent des jeunes comédiens autre chose que des tueurs en puissance. Mais la promotion oblige. On est peut-être en...

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16 juillet 2017 - CR!T!QUE

Cryogénie : la Maleine de Kirsch

Jérémie Majorel

Pascal Kirsch gratte et écorne le vernis poétique, merveilleux et symboliste qui avait recouvert cette première pièce de Maeterlinck, il brise la glace, il excave le compost peu ragoûtant dont se nourrissent les jolies fleurs éthérées. Dans le château de Marcellus, roi des Flandres, on célèbre les fiançailles de sa fille Maleine et de Hjalmar, fils du roi de Hollande. Mais d’obscurs augures cosmiques troublent la fête. Les deux rois se disputent et déclenchent une guerre dévastatrice. Seule survivante de...

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16 juillet 2017 - CR!T!QUE

La justesse du faux. Leçon d’équilibrisme par Pascal Kirsch

Chloé Larmet

Le spectacle proposé par Pascal Kirsch se joue de la beauté de la langue de Maeterlinck en proposant un jeu justement faux. Entre retenue et lyrisme, La Princesse Maleine déséquilibre l’écoute du spectateur de façon grisante et ludique et fait sentir, par instant, une beauté à la gravité fragile. Le mistral était à l’honneur pour nos retrouvailles avec Avignon. Retrouvailles avec les insensés au calme et les rues bondées du centre, avec le chant de cigales infatigables et, surtout, avec le théâtre...

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15 juillet 2017 - CR!T!QUE

Revue Rouge, au cœur du réel : l’amitié

Yannick Butel

Avec Revue rouge, titre d’un spectacle qui s’inscrit dans l’histoire d’une couleur et donne ses couleurs à l’Histoire, le metteur en scène Eric Lacascade fait chanter à Nora Krief les chants révolutionnaires d’hier et d’aujourd’hui. Un peu plus d’une heure où l’on peut entendre d’ici et de là, des Amériques du Sud à l’Europe, sur un rythme punk, hard, jazz (superbe quator composé de Fred Fresson (piano), Adrian Adeline (batterie), Philippe Floris et Antonin Fresson (guitare)), la persistance d’une pensée en...

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14 juillet 2017 - CR!T!QUE

Work In Regress : le cri !

Yannick Butel

A quoi pouvait songer Le collectif Plateforme quand il a vu Philippe Martinez prendre place au Théâtre de Bourse du travail CGT ce 13 juillet ? Un instant, on imagine qu’il a pensé, comme Brecht qui rêvait d’avoir pour spectateur Marx, qu’il y aurait au moins un spectateur qui suivrait Work in Regress. Spectacle engagé, documentaire réalisé à partir d’entretiens avec des ouvriers, qui trouve sa fondation et tire sa motivation dans l’épidémie de suicides chez France-Telecom.Et d’ajouter que le travail...

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14 juillet 2017 - CR!T!QUE

Des sujets à vif, des « étranges » sujets

Evelise Mendes

Le format du Sujets à Vif se présente actuellement comme le lieu le plus favorable à des expérimentations dans le Festival d’Avignon. Au contraire de presque la totalité du Festival où il y a forcément (plus ou moins) un rapport d’ « œuvre-patrimoine » et de respect sacré au « texte », dans le Sujets le but principal est la rencontre entre différentes disciplines artistiques. À travers des petites formes d’une demi-heure environ, les créateurs, toujours en duo, doivent composer une proposition performative pour le très beau jardin...

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13 juillet 2017 - CR!T!QUE

Koltès / Gabily : la vie en face

Arnaud Maïsetti

Comment parler de la dernière pièce de Koltès, sinon comme d’un seuil ? Ce qui s’offre au-delà — la mort qui achève la vie et commence l’œuvre close — appartient à l’écriture dans la mesure où elle cède aussi. Alors quand de jeunes acteurs s’en emparent, disent les mots de la mort au lieu vital de leur corps où tout commence pour eux, ce qui change tient à la nature du théâtre peut-être : et l’élégie funèbre, ce drame à stations d’un...

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13 juillet 2017 - CR!T!QUE

Saïgon… le théâtre du nombril qui plait (en plus) !

Yannick Butel

C’est connu, tous les vietnamiens ouvrent un restaurant quand ils débarquent en France, comme les « arabes » un Kebab, etc. Et de regarder le décor échelle 1 du restau de la tante, de la mère, avec sa cuisine alu, ses tables de salle alu, ses chaises alu, ses ventilos alu, son distributeur de coca cola, bière et eau gazeuse… On regarde la mise en scène de Caroline Guiela Nguyen avec autant d’intérêt que si l’on visitait une grande surface avec ses...

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13 juillet 2017 - CR!T!QUE

Casser les murs – Focus Afrique

Evelise Mendes

Un travail que nous demande un autre regard, d’autres paramètres… Des corps puissants qui expriment surtout le plaisir de jouer, d’être ensemble. Moi je suis toute prête pour accéder à la salle du théâtre avec mon ticket. Je le donne à l’agent d’accueil pour qu’elle le scanne. Trois seconds après… Bip sonore négatif : pour des raisons inconnues le PDA ne lit pas le codes-barre de mon ticket. Elle essaie encore 1 fois. En vain. Elle appelle donc sa responsable qui...