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Critiques – Page 11 – L'!NSENSÉ
Bienvenue sur la nouvelle scène de l'!NSENSÉ
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24 juillet 2017 - CR!T!QUE

The Great Tamer, l’ode à se rétamer

Yannick Butel

Théâtre sans paroles de presque deux heures, The Great Tamer du grec Dimitris Papaioannou fait se lever la salle de la Fabrica au terme d’un voyage onirico-magique qui semble investir le champ de la recherche scientifique où la question de l’origine de l’homme serait à l’ordre du jour. Un spectacle conseillé pour les 7 et 77 ans, et l’entre-deux qui ne fait pas son âge, et qui est légion. Ou quand la virtuosité prend le pas sur le propos ou...

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23 juillet 2017 - CR!T!QUE

Bestie di Scena, Emma the Best.

Yannick Butel

Bestie di Scena d’Emma Dante, présenté au Gymnase Aubanel commence presque comme un traité de peinture classique où la main est un cache-sexe pour s’achever presque comme une forme contemporaine où le corps et la peau, soumis au règne des produits manufacturés, sont agis et dérèglés. Récurrents à chacun des épisodes, l’humour, la dérision, l’inquiétude… y forment les lignes de passages d’une étude sur la contrainte et son dépassement. 15 minutes… C’est le temps que le public mettra à s’intéresser aux...

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22 juillet 2017 - CR!T!QUE

Bildraum : la chambre du regard

Antonin Ménard

La photographe Charlotte Bouckaert et l’architecte Steve Salembier nous entraînent dans une déambulation visuelle où chaque regard nous fait avancer d’un pas dans un univers d’une simplicité poétique et curieuse.   « Techniciens de l’imaginaire » : c’est par cette expression que se définissent la photographe Charlotte Bouckaert et l’architecte Steve Salembier, fondateurs de l’Atelier Bildraum. Ayant tous deux quitté leur pratique pour se consacrer à la création artistique, leur duo propose à la scène une visite de maquettes d’architecte par le regard...

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21 juillet 2017 - CR!T!QUE

Grensgeval de Cassiers : produire l’effacement

Arnaud Maïsetti

Sur le plateau du Parc des Exposition, le foin répandu par Castorf et les forces telluriques qui traversaient sa Kabale ont été remplacés par l’abstraction technologique et verticale levée par Cassiers. Grensgeval (Bordeline), comme le texte que le spectacle met en scène – Les Suppliants d’Elfriede Jelinek – voudraient proposer un tragique pour aujourd’hui, en prenant appui sur le drame des migrants qui traversent la Méditerranée jusqu’à nos rives. Mais la virtuosité plastique du spectacle déborde ce Bordeline et avale tout : reste la sensation de sortir d’une...

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21 juillet 2017 - CR!T!QUE

Grensgeval ou le chemin de croix du regard

Chloé Larmet

En trois tableaux, le metteur en scène flamand Guy Cassiers et la chorégraphe Maud Le Pladec proposent un spectacle qui rejoue l’impossibilité pour l’Europe d’accueillir le regard et la parole des réfugiés. Dans la pratique catholique, le chemin de croix est un acte dévotionnel privé ou communautaire qui consiste à revivre, par le regard posé sur les tableaux, la passion du Christ. Un des enjeux principaux de l’histoire de la peinture fut dès lors d’interroger et de dramatiser ce regard...

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21 juillet 2017 - CR!T!QUE

Grensgeval ou les belles endormies

Yannick Butel

Et de deux… après Le Sec et l’Humide, Guy Cassiers reprenait Grensgeval/Borderline. Bien peu de différences entre les deux en définitive, ou pour le dire autrement, pas plus de sens politique dans l’un que dans l’autre pour celui qui y prétend. Au mieux, de belles images endormies… ou rien qui ne peut réveiller les consciences sur le drame humain et politique que traversent les réfugiés. De « La base du vivre ensemble » au droit « qui ne va pas droit ».Il existe, dès...

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21 juillet 2017 - CR!T!QUE

On aura tout, ou le partage du commun

Arnaud Maïsetti

À midi, les jardins de Ceccano sont le décor du feuilleton théâtral de cette 71e édition. Après La République de Platon / Badiouil y a deux ans [1], et les Chroniques de l’histoire du Festival par la Piccola Familial l’an dernier, ce sont cette année des textes d’émancipation que jeunes acteurs et amateurs font entendre devant une large foule, attentive et fervente. On aura tout est un spectacle qui vibre d’une singulière énergie, d’une écoute dense et sensible. Le spectacle – ou la cérémonie théâtrale...

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21 juillet 2017 - CR!T!QUE

The Great Tamer, un monde à rêver

Chloé Larmet

Si on pouvait seulement rêver : pensées fragmentées autour du spectacle de Dimitris Papioannou, The Great Tamer Sur le chemin du retour de The Great Tamer de Dimitris Papaioannou, on se dit qu’il ne faudrait pas écrire. Parce que les mots ne peuvent pas rendre compte de la beauté fragile de ce monde à rêver qu’il nous offre et nous fait partager pendant presque deux heures. Parce que tenter de circonscrire par les mots une émotion esthétique est une entreprise perdue d’avance. La poésie...

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21 juillet 2017 - CR!T!QUE

Fantazio, le corps-voix de l’homme déformé

Evelise Mendes

Proposition qui se trouve à la frontière… Une « étrangeté » très intéressante. Un homme assis devant une table regarde attentivement la salle. Sur cette table il y a un microphone, des feuilles de papier, un stylo. Dès le commencement il nous parle des phrases quasiment inaudibles, chuchotées, tantôt déconnectées… Peu importe. En plus on ne sait son prénom, ni d’où il vient, ni rien d’autre que le fait qu’il est le conférencier qui va prendre la parole. Ce « type-conférencier » sans nom/...

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20 juillet 2017 - CR!T!QUE

Mieux rater le plus mal dire. La voix sensée de Denis Lavant

Chloé Larmet

Mis en scène par Jacques Osinski, Denis Lavant s’empare de l’avant-dernier texte de Samuel Beckett Cap au pire. Avec une sobriété et une précision remarquable, il fait entendre jusqu’aux moindres silences de ce texte d’une aridité et d’une complexité certaine. Une performance qui, paradoxalement, ne rate pas assez.   Lorsque l’on découvre dans le programme du off que Denis Lavant s’empare de Cap au pire, ce texte d’un Samuel Beckett tardif (il fut publié en anglais en 1983 sous le titre Worstward Ho et...

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20 juillet 2017 - CR!T!QUE

Papier glacé : Ibsen Huis de Simon Stone

Jérémie Majorel

On ne fait pas une omelette norvégienne sans casser des œufs.   Une maison de verre et de bois – conçue par la scénographe Lizzie Clachan – semble directement tombée du ciel dans la cour du lycée Saint-Joseph (pensée pour les techniciens…). À faire pâlir d’envie n’importe quel catalogue IKEA : livrée clefs en main, habitable sans travaux supplémentaires, électricité faite, elle est lumineuse, spacieuse, comporte deux étages, idéale pour un jeune couple ou pour recevoir toute la famille en vacances....

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20 juillet 2017 - CR!T!QUE

Tout Entière : il manque quelque chose !

Yannick Butel

Tout Entière est une création de Guillaume Poix avec Aurelie Edeline. Un solo où s’entendent plusieurs voix (vivantes et mortes) qui interroge la mémoire (celle que l’on conserve ou que l’on fabrique) à partir de la vie de la photographe Vivian Maier. Joué au Gilgamesh Belleville dans le Festival d’Avignon, si le motif est intéressant, il demande à être poussé plus avant afin de rendre toute son originalité ; à être retravaillé dans sa dimension iconographique que la seule image acoustique ne...

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20 juillet 2017 - CR!T!QUE

« Ambiance dramaturgique » : une fête râtée

Malte Schwind

La Fiesta d’Israel Galván se joue du 16 au 23 juillet dans la Cour d’Honneur. Pour voir quelque chose il faut peut-être des lorgnons. Entre « ambiance dramaturgique » (kesse sä) plutôt tiède et fête plutôt plate… Pendant les quelques minutes qui précèdent La Fiesta, les 2000 spectateurs se taisent. Nous attendons silencieusement cette fête comme la messe célébrant l’eucharistie. Nos chers voisins sortent les lorgnons en attendant que la télé, qui filme ce soir Israel Galván, soit prête. Il y a sûrement quelques...

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20 juillet 2017 - CR!T!QUE

C’est un beau voyage, c’est une moche Histoire…

Yannick Butel

Au Cabestan, jusqu’au 30 juillet, Bernard Bloch présente Voyage de Dranreb Cholb ou penser contre soi-même. Un travail précieux d’un peu plus d’une heure où l’Histoire est convoquée. Un spectacle sur la « terre ceinte » dit le programme. Un presque monologue, ponctuée d’échanges qui sonnent comme des pensées que l’on ne pouvait avoir et qui paraissent soudainement… Voyage de Dranreb Cholb ou penser contre soi-même de Bernard Bloch, qui assure la mise en scène également, n’est pas un spectacle. Ou, et pour le...

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20 juillet 2017 - CR!T!QUE

La Fille de Mars, ou les désaccords de Matignon

Jérémie Majorel

Les choix dramaturgiques de Matignon sont audacieux, vraiment audacieux, insistons-y, mais gâchés malheureusement par une mise en scène naïvement figurative et une direction d’acteurs dépassée par la langue indomptable de Kleist. Devant l’incurie d’une grande partie du public qui s’en va bruyamment par troupeaux en pleine représentation le jour même de la première, passons vite sur les défauts évidents du spectacle : animaux empaillés dont on ne fait rien, costumes qui hésitent entre le tee-shirt et le péplum, musique parasitaire pendant...

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19 juillet 2017 - CR!T!QUE

Fiesta : Tout le monde n’aura pas été à la noce, mais pas pour les mêmes raisons

Yannick Butel

Toujours, le public de la cour d’Honneur s’autorise le droit de manifester son désaccord. Fiesta d’Israel Galvan n’échappera donc pas à cette tradition. Mais pour autant que la libre expression est encore garantie dans un pays dont la vie est réglée par l’état d’urgence, on se demande parfois si le désaccord n’est pas l’expression d’une fascisation qui, soudainement, se manifeste. En rupture, oui, non avec le flamenco, mais bien davantage avec la carte postale vendue aux philistins qui attendent, comme à leur...

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19 juillet 2017 - CR!T!QUE

Le paradoxe Cassiers-Le Pladec

Jérémie Majorel

Le grand metteur en scène flamand et la chorégraphe montante de la danse contemporaine en France s’inspirent de la dramaturge autrichienne prix Nobel 2004 pour aborder la crise européenne des réfugiés dans le gigantesque Parc des expositions d’Avignon… en une heure quinze. Pas de musique envahissante, de chorégraphie virtuose, d’effets gratuits, de militantisme culpabilisant, de moralisme démoralisant, de didactisme condescendant, de traitement obscène du sujet, d’enquête documentaire… : rien de tout ceci, aucune illusion, ce spectacle ne changera pas quoi que...

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19 juillet 2017 - CR!T!QUE

Claire, Anton et eux : J’ai 28 ans et je m’emmerde

Chloé Larmet

Claire, Anton, et eux, Mise en scène François Cervantes Avignon 2017, Gymnase du lycée Saint-Joseph Avec Gabriel Acremant, Théo Chédeville, Louise Chevillotte, Milena Csergo, Salomé Dienis Meulien, Lucie Grunstein, Roman Jean-Elie, Jean Joude, Kenza Lagnaoui, Sipan Mouradian, Solal Perret-Forte, Maroussia Pourpoint, Léa Tissier, Sélim Zahrani François Cervantes met en scène une partie de la promotion 2017 du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique avec Claire, Anton et eux, présenté à Avignon au Gymnase du Lycée Saint-Joseph. Un spectacle qui donne la part belle au...

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19 juillet 2017 - CR!T!QUE

L’extension du domaine du théâtre

Arnaud Maïsetti

Le théâtre est-il le lieu du théâtre ? À Avignon, depuis sa création en 1947, la Cour d’Honneur du Palais des Papes est le territoire majuscule et paradoxal du festival, et les parois d’une forteresse papale sont le mur de fond contre lequel s’adossent symboliquement tous les spectacles. Depuis 71 ans, c’est sa marque, sa singularité : un festival qui fait du théâtre un espace en dehors du théâtre – ou qui convoque le théâtre au lieu où il n’est pas ? C’est...

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19 juillet 2017 - CR!T!QUE

La voix comme geste chez La Princesse Maleine

Evelise Mendes

L’enjeu d’un « corps-voix »… un geste-voix… Aux premiers instants de la représentation de La Princesse Maleine, moi j’avais trouvé ce que je voyais tellement beau esthétiquement, surtout en raison du caractère pictural encadré parfaitement par les deux beaux platanes du Cloître des Célestins. C’était beau de voir les comédiens à la table, beau ces blocs de glace, ces jeux d’ombres, la lumière de la lune sur la scène, l’ambiance nocturne et mystérieuse. Cependant, cette langue française du XIXème siécle m’était si étrange...

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19 juillet 2017 - CR!T!QUE

20 Novembre : une histoire pour qui

Malte Schwind

Lena Paugam met en scène 20 novembre de Lars Norén. Cela se joue dans le Festival off d’Avignon 2017 à la Manufacture. Un projet initialement prévu pour le milieu scolaire qui voudrait « ouvrir un débat ». Entre provocation et volonté de pensée critique, il n’est pas sûr que ce soit l’ordre établi qui en sorte vainqueur. 20 novembre mis en scène par Lena Paugam fonctionne sur une sorte de dramaturgie de prise d’otage. La peur probable des victimes du tueur est transposée sur l’acte...